Maints chasseurs s’étaient offusqués à la lecture d’une libre opinion parue dans le magazine du Club Alpin Suisse (CAS), Les Alpes, en décembre 2016, sous le titre «Chasseurs, loin de nos cabanes!». Certains parmi eux, en même temps alpinistes, randonneurs et membres du CAS, se montraient scandalisés par cette prise de position, certes individuelle mais diffusée dans une revue lue et appréciée par un grand nombre de gens de la montagne. J’avais fait part de cette indignation, qui était aussi la mienne, dans notre revue de février 2017 sous la rubrique «Le billet du mois» et sous le titre «L’extrémisme». Les réactions n’ont pas tardé, tant auprès de la rédaction de la revue du CAS qu’envers l’auteur du billet du mois concerné. Toutes allaient dans le sens d’un étonnement envers l’article publié dans le magazine Les Alpes. Le malaise était bien réel. La rédactrice en chef de la revue a également réagi en argumentant que la position prise par l’auteur de l’article «Chasseurs, loin de nos cabanes!» ne reflétait nullement l’avis du CAS. Ouf! J’ai de nouveau respiré normalement! Après un entretien très agréable et très compréhensif des opinions de chacun, j’ai été ravi de constater qu’il n’y a aucun contentieux sérieux entre les chasseurs et les gardiens de cabanes. Ravi aussi de relever que le billet du mois avait servi à procéder à une mise au point dans l’intérêt de tous. Eh non, les chasseurs ne sont pas excommuniés par les alpinistes ou les cabanistes. Ces derniers ne sont pas non plus rejetés par les chasseurs de haute montagne. J’en veux pour preuve l’excellent article paru en septembre 2016 dans la revue Les Alpes sous la plume de Sarah Forrer. Avec l’aimable accord de Mme Alexandra Rozkosny, rédactrice en chef de la revue du CAS, nous publions ce document que vous trouverez en feuilletant le présent Diana Chasse et Nature en pages 24-25. Chasseurs, alpinistes, cabanistes, tous fréquentent les mêmes lieux dans le respect mutuel et le plus souvent avec le même attachement à la nature alpine et à ses habitants. Généralement, les soirées en cabanes sont conviviales et emplies des belles histoires, de temps en temps malheureusement des moins intéressantes, vécues dans la journée. Bien évidemment, il y a parfois des comportements déplaisants, tant d’un côté que de l’autre. Il convient que chacun les corrige et se comporte convenablement afin que des attitudes irrespectueuses ne deviennent pas une règle.

Chasie

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