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Nouvelles prescriptions en matière de chasse La Fédération des chasseurs bernois (FCB) a pris note du durcissement des prescriptions en matière de chasse, conséquence de la loi sur la chasse de 2003, apparemment trop libérale. Bien que toutes les modifications de l’ordonnance ne soient pas vraiment compréhensibles, les chasseurs bernois vont, bien entendu, respecter ces nouvelles prescriptions. Mais ils vont également observer et analyser leurs effets dans la pratique. Nous allons tout mettre en œuvre pour continuer à faire évoluer et améliorer encore davantage le comportement positif des chasseurs bernois. Mais ce qui me dérange le plus dans toute cette affaire, c’est l’immense perte de confiance qui en résulte, en particulier par rapport à notre administration cynégétique. Cela ne peut et ne doit pas continuer ainsi et des mesures en conséquence s’imposent !
Selon l’exposé de l’inspecteur de la chasse à l’occasion de la conférence de presse, le nombre des plaintes déposées contre des chasseurs en infraction avec la législation en vigueur, autrefois en moyenne de 20 pour cent, a pratiquement doublé depuis l’introduction des nouvelles prescriptions en matière de chasse. Ce nombre peut s’avérer exact, mais il ne reflète certainement pas toute la vérité ! Pour être tout à fait honnête, il faut également mentionner le nombre de plaintes où les personnes concernées ont fait appel à une assistance juridique, où la procédure a été suspendue ou alors où la partie concernée a été acquittée. Les modifications de l’ordonnance entreront en vigueur le 1er juin 2008.
La prochaine étape consiste à réfuter avec des arguments la motion actuellement en suspens au Grand Conseil, concernant le rétablissement de l’obligation générale de présenter tous les ongulés fraîchement tirés. Nous sommes tous appelés à convaincre les parlementaires que nous savons qu’il s’agit d’une exigence inutile. Cela n’a pas de sens sur le plan biologique et de l’éthique cynégétique. Toutes les données nécessaires sont déjà à disposition dès aujourd’hui et peuvent ou pourraient être utilisées en fonction des besoins. Il n’existe pas de lien direct entre la protection des animaux sauvages et de la biologie cynégétique. En outre, cette méthode aurait un effet trop négatif sur l’exercice de la chasse. Je crois me souvenir que le 24 mai 2007, l’inspecteur de la chasse s’est prononcé contre une obligation générale de présenter le gibier. Dans le cadre de l’Assemblée des délégués de la Fédération le 19 avril 2008 à Kandersteg, il a changé d’avis à cent pour cent ! A ce propos, il a argué qu’on présenterait moins de chamois femelles allaitant et que le canton des Grisons connaîtrait également cette forme d’obligation de présenter le gibier. Défiance et demi-vérités ne sont jamais bonnes conseillères !
L’année dernière, l’inspectorat de la chasse a versé à la commune des Grisons de Wilderswil env. CHF 6 500.- du fond pour les dommages causés par le gibier, alimenté par les chasseurs, pour rembourser des dommages causés par le broutement des cerfs élaphes dans la forêt de protection de Wilderswil.
Après une analyse intensive de cette affaire, nous sommes convaincus que l’évaluation et le règlement des dommages par l’inspectorat de la chasse ne sont pas transparents et professionnels.
Peter Zenklusen, Président de la FCB
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