L’édito du président cantonal
Les interventions humaines dans tout
l’écosystème sont tellement énormes qu’à court ou moyen terme, les
équilibres naturels seront encore plus fortement dérangés que ce n’est le
cas aujourd’hui. Les équilibres entre les grands prédateurs et les autres
animaux sauvages sont déjà très perturbés dans certaines parties de notre
canton. Ne soyons pas naïfs et regardons les choses avec franchise : chez
nous non plus la situation n’est plus comme il y a 200 ans! Combien de
stress supplémentaire notre faune sauvage pourra-t-elle encore supporter?
Nous, chasseuses et chasseurs, aussi différents que nous soyons, nous avons une chose en commun, c’est la chasse.
Notre volonté est de préserver la chasse afin que nous puissions continuer
notre noble activité cynégétique, avec tout le respect et l’honnêteté dont
nous devons faire preuve envers nos animaux, la nature et nos concitoyens.
Afin de conserver à long terme ces possibilités, il est indispensable que
nous mettions nos forces en commun. Face à des tiers nous devons démontrer
notre unité dans toutes les situations et donner une opinion indivisible.
Les conflits et les processus menant à des consensus d’opinion doivent être
discutés à l’interne, ceci fortifie notre culture, amène de la confiance et
conduit à des solutions largement soutenues. L’envie et la jalousie sont
mauvaises conseillères et les émotions sont à mettre en veilleuse.
Le plan de tir des cerfs nobles n’a pas pu être atteint. Sur les 79 cerfs qu’il était prévu de tirer, 59 ont
effectivement figuré au tableau de chasse. Le contingent des biches n’a pas
été réalisé. La cause est probablement à rechercher dans la nouvelle
réglementation concernant les émoluments. Le nouveau concept de gestion du
cerf, qui prévoit notamment la propagation naturelle du cerf noble, est à
mettre en relation avec le fait qu’il n’y a pas eu de tirs complémentaires,
ce qui à mon avis est un résultat positif qui influera sur la propagation
des cerfs, qui d’ailleurs se propagent!
La pression de chasse pour le quatrième chevreuil dans les zones de gestion du gibier 1, 3 et 7 fut forte
et à mon avis elle ne sera pas sans répercussions négatives sur les cheptels
de ces zones. Il n’y a plus de raisons impérieuses de chasser si
intensivement le chevreuil dans ces zones. Des régions touchées par les
dégâts de gibier peuvent être chassées de manière ciblée sans pour autant
affecter toute la zone de gestion. La planification de la chasse doit être
appréhendée sur de plus grandes surfaces, ce qui nécessite une entente entre
les différentes commissions des zones de gestion.
Espérons que 2007 devienne l’année des actes et que l’objectif premier se réalise : le lynx doit être intégré
dans la planification de la chasse et être régulé.
Nous nous engageons pour qu’une chasse attractive dans le canton de Berne redevienne bientôt une réalité.
Peter Zenklusen, président FCB |