Le président Hanspeter Egli a salué les délégués et les invités, dont les conseillers nationaux Lorenz Hess et Fabio Regazzi, le président du Conseil d’Etat Manuele Bertoli, le syndic de Bellinzone Mario Branda, ainsi que Reinhard Schnidrig, chef de la section faune sauvage et biodiversité en forêt à l’Office fédéral de l’environnement (OFEV). Il a salué aussi les présidents de fédérations nouvellement élus Fritz Stüssi (GL), Werner Zumbühl (NW), Hanspeter Schuler (UR) et Urs Dörig (AR).

Il a rappelé la mission de ChasseSuisse. Les arguments fondant les valeurs des chasseresses et des chasseurs peuvent être consultés sur le site www.chassesuisse.ch. Le maintien de ces valeurs nécessite l’engagement et le courage de tous, dans la nature et en politique.

Le président Hanspeter Egli rappelle que «la chasse doit encore et toujours se faire comprendre!»

Lors de conflits d’intérêts, comme lors de la planification du territoire ou lors de projets de constructions et d’infrastructures, les chasseurs doivent percevoir résolument leur rôle: celui d’avocat de la faune sauvage.

Ils doivent aussi inviter leurs compagnons de chasse ayant un mauvais comportement à y remédier. L’illégalité ne peut pas être tolérée! L’acceptation de la chasse et des chasseurs par la société et la politique dépend aussi de la façon dont nous traitons de questions très controversées.

Les intérêts de la chasse et des chasseurs ne seront sauvegardés à long terme que si nous exigeons et soutenons des solutions concernant la problématique de la nature et de la faune sauvage.

Bienvenue à Bellinzone

Le conseiller national Fabio Regazzi, président la Fédération tessinoise des chasseurs (FCTI) et membre du comité directeur de ChasseSuisse, a salué les participants et dit sa satisfaction de voir l’assemblée des délégués se dérouler dans son canton d’origine.

Fabio Regazzi, conseiller national, salue les chasseurs suisses dans son canton du Tessin.

Le président du Conseil d’Etat Manuele Bertoli a souhaité la bienvenue au nom du gouvernement tessinois. Pour lui, la chasse au Tessin comme dans le reste de la Suisse procure une grande satisfaction, mais est aussi une source de préoccupations. Les soucis principaux sont l’augmentation des dégâts causés par les sangliers et les cerfs, la baisse des populations de chamois, ainsi que la propagation des grands carnivores.

Un autre message d’accueil fut adressé aux participants par le syndic Mario Branda. Il s’est dit fier du choix de sa ville pour la tenue de ces assises annuelles et s’est fait un plaisir de présenter des informations sur Bellinzone, deuxième plus grande ville du Tessin qui, habitée par gens sympathiques et riche de nombreux attraits, vaut vraiment le détour.

Objets acceptés sans discussion

Les délégués ont exprimé une grande confiance au comité directeur de ChasseSuisse. Tous les rapports sur le programme d’activité, les comptes annuels, le budget ainsi que les cotisations annuelles, ont été acceptés sans discussion.

Les comptes annuels 2016 bouclent avec un excédent de dépenses de CHF 18 362.72. Selon le directeur général David Clavadetscher, si l’on fait abstraction des assurances, les dépenses sont légèrement au-dessous de celles budgétées, alors que, grâce aux contributions des membres et du sponsoring, les recettes sont plus élevées que celles budgétées. Les dépenses plus élevées en matière d’assurance ont été compensées par l’augmentation correspondante des contributions. Le solde excédentaire est de CHF 1657.–. Si l’on examine les différentes positions, on observe une hausse considérable des frais de déplacement, ainsi que des dépenses pour la communication et les conseils juridiques. Mais grâce à des dépenses moindres pour les séances et le prix de conservation, les dépassements budgétaires ont été compensés.

Le bilan affiche des capitaux propres de CHF 181 806.15. Le budget 2017 prévoit CHF 460 200.– aux dépenses et CHF 498 653.– aux produits.

Admission de la SPW

La Schweizerische Patentjäger- und Wildschutzverband (SPW) a été admise sans discussion et unanimement comme membre B. La SPW est l’association alémanique des fédérations de chasseurs à patente.

La demande d’admission de la Helvetic Shooting Association, elle, a été rejetée à une large majorité.

Nouvelles de la Berne fédérale

Reinhard Schnidrig, chef de la section faune sauvage et biodiversité à l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), a informé l’assemblée sur la politique cynégétique de la Berne fédérale. Il estime que le projet le plus important de sa carrière – et probablement aussi pour les chasseurs – est la révision partielle de la Loi fédérale sur la chasse. Aujourd’hui, la consultation est terminée. De nombreux commentaires et prises de position ont été reçus de toute la Suisse.

Le 16 août 2017, la nouvelle loi fédérale sur la chasse doit être discutée par le Conseil fédéral avant d’être soumise au Conseil national et au Conseil des Etats. Selon Reinhard Schnidrig, le loup et la régulation des espèces animales protégées se trouveront au centre des débats. L’expérience montre que les opinions au sujet de la thématique de la nature sont très contradictoires.

Après avoir analysé les nombreuses consultations et sur la base de diverses déclarations, Reinhard Schnidrig décèle deux points sensibles susceptibles de déclencher un referendum. L’un est la délégation de la compétence aux cantons pour les décisions des activités de régulation; l’autre est la problématique du lynx et de la chasse. Il est un fait, selon l’inspecteur fédéral de la chasse, que les populations de gibier déclinent en raison de la prédation par le lynx dans certaines régions du pays.

Il y a tout de même des politiciens et des lobbyistes qui sont toujours farouchement opposés à une régulation du lynx. Il appartiendra aux deux conseils de discuter de l’utilisation d’une chasse raisonnable, au sens de l’article 1 de la loi sur la chasse, et de décider si une telle chasse est appropriée pour la régulation d’espèces protégées comme le lynx.

Enrico Capra, membre du comité de ChasseSuisse.

Cependant, la révision de la législation de la chasse ne concerne pas que la problématique des grands prédateurs. D’autres propositions et requêtes concernent par exemple, selon Reinhard Schnidrig, la chasse des oiseaux, la reconnaissance mutuelle de l’examen de chasse, la chasse au terrier et l’obligation de la recherche. Sans aucun doute, dans les mois à venir, les décisions politiques prises à ce sujet dans la Berne fédérale auront de grands effets pour l’avenir de la chasse suisse.

En fin d’assemblée, Enrico Capra et Marco Viglezio ont présenté un panorama de la chasse tessinoise. Cet exposé a été publié dans Chasse et Nature du mois d’août.

Jean-Pierre Boegli

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