Bécassiers     2009

Bilan provisoire de la saison 2008


La demande faite en début de saison aux bécassiers d’envoyer au président les ailes des jeunes oiseaux qu’ils ont tirés en octobre a permis de dresser déjà un premier bilan.
Mis à part le cas d’une jeune bécasse tirée dans le Jura le 2 octobre et celui d’une autre qui l’a été le 8 dans les Préalpes fribourgeoises, il a fallu attendre les 13, 14 et 15 pour que neuf autres soient prélevées, en altitude pour la grande majorité ; 40 autres furent tirées ensuite durant la période du 18 au 30 octobre. Il apparaît que certaines régions neuchâteloises et fribourgeoises ont accueilli quelques bons passages pendant la seconde moitié d’octobre ; en revanche cela semble ne pas avoir été le cas dans le Jura vaudois où la migration est apparue plus diffuse.
Les premières neiges apparaissent jusqu’à 800 m durant les derniers jours d’octobre et ont sans doute incité bien des oiseaux à poursuivre leur migration vers le Sud-ouest.
Le temps variable et relativement doux qui suivi a permis à quelques bécasses de rester dans les forêts jurassiennes de basse altitude ainsi que dans le Jorat. Cependant le froid et la neige revenus en force dès le 21 novembre ont repoussé les derniers oiseaux vers les forêts de plaines de l’ouest du Plateau suisse ; contre toute attente certains y sont restés malgré la couche de neige qui a subsisté jusqu’à 600 mètres d’altitude.
Au tout début de décembre, en dépit de l’accroissement de l’épaisseur de la neige, quelques individus ont même été levés encore au Jura par les chasseurs de cerfs et de sangliers.
Au Tessin il semble que la saison de chasse de la bécasse, qui s’est terminée le 30 novembre, a été assez bonne.
Les feuilles d’observations permettront d’en savoir davantage sur la migration de cette année. A titre d’information, nos voisins savoyards considèrent cette saison comme bien médiocre.

Etude isotopique

Sur une soixantaine d’ailes reçues, 51 provenaient de jeunes individus. Ce sont donc 51 plumes (1re rémige secondaire) qui ont été envoyées dans des enveloppes séparées à Yves Ferrand (de l’ONCFS français) qui les fera parvenir à un laboratoire canadien spécialisé dans l’établissement de la teneur en deutérium (isotope de l’hydrogène) des tissus vivants. Les résultats ne seront vraisemblablement pas connus avant le printemps.
On rappellera que l’eau et tous les êtres vivants de la chaîne alimentaire qui se développent à une certaine latitude contiennent un pourcentage identique de deutérium ; cette teneur diminue graduellement de l’équateur au pôle.
De toute façon, les résultats de cette analyse devront être interprétés avec prudence, car l’altitude peut, elle aussi, jouer un rôle. On peut toutefois espérer savoir ainsi d’où proviennent la majorité les oiseaux prélevés chez nous ! Chaque participant à cette étude sera tenu au courant de la suite de cette recherche.

Renvoi des feuilles d’observations et des ailes

Comme d’habitude, les feuilles devaient parvenir fin décembre aux responsables cantonaux ou au président. Si cela n’a pas encore été fait, ne tardez pas à les envoyer car il arrive que l’on ne puisse plus tenir compte d’informations intéressantes ; différentes récapitulations ayant été établies courant janvier !
Veuillez indiquer par un astérisque les jeunes oiseaux tirés en octobre et dont vous avez envoyé une aile, car la cotation a été faite immédiatement.
Merci à tous pour de votre collaboration.

Ph. Leresche