Premier bilan de la saison 2007
Chaque année, au début de l’automne, les bécassiers espèrent que la saison qui s’ouvre leur apportera de nombreux oiseaux et que ceux-ci resteront longtemps chez nous pour leur bonheur et celui de leurs chiens.
Les premières observations furent assez encourageantes puisque plusieurs oiseaux furent levés plus tôt que d’habitude ; ainsi dès le 5 octobre, on en lève aussi bien dans le Jorat que dans les montagnes neuchâteloises ou encore dans le Jura vaudois. La présence de ces oiseaux s’est maintenue encore deux semaines tout au long de la chaîne jurassienne jusqu’au moment où le froid, et surtout une forte bise qui a soufflé du 18 au 23 octobre, ont rendant les conditions de chasse particulièrement difficiles.
Ce mois se termine par une tombée de neige sur les hauteurs du Jura sans que les bécasses recherchent l’asile des bois de plaine.
L’adoucissement des premiers jours de novembre a permis de relever quelques bécasses jusqu’au 9 où cette fois la neige recouvre les forêts jusqu’à mi-côte dans le Jura. L’hiver semble installé, avec à nouveau de la bise qui persiste jusqu’au 17 provoquant le départ de la plupart des oiseaux. Le léger redoux qui suivit à partir du 19, a permis de retrouver les quelques très rares bécasses qui ont gagné les altitudes moyennes.
Si les bécassiers des cantons du Jura, de Neuchâtel et de Vaud ont constaté des conditions semblables, il apparaît que, dans le canton de Fribourg le passage s’est bien fait en plaine comme en montagne au mois d’octobre jusqu’au moment où la bise s’est levée, cela a permis aux bécassiers de ce canton de rencontrer passablement d’oiseaux. En montagne, ce sont les versants sud des Préalpes qui ont su retenir des oiseaux qui paraissent avoir préféré le sec aux forts vents balayant les versants exposés au nord. Quelques migratrices sont néanmoins apparues dans les bois de plaine à la fin du mois de novembre.
Au Tessin, la saison paraît avoir été meilleure que la précédente ; les oiseaux sont bien restés malgré le sol particulièrement sec et les périodes de forts vents du nord-est.
En attendant le dépouillement des feuilles d’observations qui sont à renvoyer à la fin de l’année aux responsables cantonaux, on peut dire déjà que la saison a commencé plus tôt que d’habitude avec un nombre appréciable d’oiseaux dont il a fallu immédiatement profiter. La bise et le froid lors de la 3e décade d’octobre ont en revanche perturbé la recherche des bécasses ; bon nombre de celles-ci ont poursuivi leur migration sans trop tarder alors que quelques-unes ont tenté de rester chez nous trois semaines environ. Il paraît peu probable que nos contrées aient encore accueilli quelques retardataires au début de décembre, bien qu’un oiseau ait été encore levé le 5 dans les côtes du Jura vaudois à la limite de la neige par un traqueur chasseur de cerf ; comme quoi il ne faut jamais perdre espoir !
Ph.L.
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