Assemblée générale de la FANBPO
Pour sa 3e assemblée générale, la Fédération des associations nationales des bécassiers du paléarctique occidental avait donné rendez vous à ses membres à Budapest les 15, 16 et 17 juin 2007.
En ouvrant la séance, le président J.-P. Boidot a salué Olah Csaba de l’Association culturelle de la chasse hongroise qui nous fait l’honneur de recevoir les représentants des divers clubs de bécassiers européens.
Trois associations ont fait part de leur désir d’adhérer à la FANBPO. Seul le club irlandais a rencontré l’approbation générale. Quant aux autres, différents points restent à régler pour leur permettre de rejoindre la Fédération.
Dans son rapport moral, le président prévient que les fonctions au sein du Conseil directif seront à nouveau attribuées lors de la prochaine assemblée générale de 2008. Cette dernière aura lieu en Bretagne et comportera un volet scientifique important.
En raison des changements intervenus à la tête du club espagnol, Josep Ullastre a renoncé à la gestion de la trésorerie de la Fédération ; en témoignage de reconnaissance, il est élu membre d’honneur et reçoit des mains du président une « bécasse d’argent ». Il est remplacé par Felipe Diez, nouveau président du club des bécassiers espagnols.
Alessandro Tedeschi, président du club italien des Amis de la bécasse, responsable de la commission de l’information, a présenté les caractéristiques et les avantages du nouveau site de la FANBPO. De son côté, J.-P. Lepetit du club français a montré la maquette du dépliant qui résume les structures et les buts que s’est assignés la Fédération.
Ph. Leresche, président de la commission cynophile et secrétaire de la fédération, a rappelé l’instauration du prix annuel de la FANBPO devant récompenser le chien qui aura obtenu les meilleurs résultats annoncés lors des concours sur bécasses ; d’autre part, la commission a rédigé des recommandations à l’intention des juges et des organisateurs de concours sur bécasses.
Tant le rapport moral du président que les comptes ont été acceptés avant que la parole ne soit donnée à Yves Ferrand, ingénieur et chercheur auprès de l’ONCFS. Ce dernier a présenté une communication très fouillée sur tous les aspects du phénomène migratoire de la bécasse : modalités de la migration, méthodes d’étude, déplacements migratoires, dates de migration , caractéristiques de la migration 2006/2007. Ainsi il appert que la migration de printemps démarre plus tôt et que le retour en automne s’effectue plus tard ; d’où un raccourcissement évident de la période d’hivernage ; de plus les zones occupées en hiver se situent plus au nord qu’auparavant, signe révélateur d’un changement climatique.
Gérard Aurousseau, du CNB français, a présenté les statistiques qu’il a établies pour toute la France. Grâce aux informations et aux ailes récoltées par les bécassiers et par un important travail de synthèse, il a pu au moyen de clichés mettre en évidence les pourcentages des adultes et des jeunes, des poids, des sexes et des états de mue des oiseaux en fonction des départements et des décades, et même des années. Il a finalement qualifié globalement la dernière saison d’assez bonne.
Le vice-président du Cdb italien, Marco Panzachi, a rappelé que son club avait mis sous protection une île de la Baltique (Vormsi Island) située près de l’Estonie. Particulièrement riche en oiseaux, elle est devenue une réserve qui doit servir de laboratoire d’étude pour la bécasse et son environnement ; si la chasse n’y est pas autorisée, elle peut être néanmoins utilisée comme terrain d’entraînement pour les chiens d’arrêt.
Le président hongrois, Dénès Fluck, a fait part de ses observations et des premières campagnes de baguage de bécasses à l’intérieur du bassin des Carapates.
Quant à Larry Taaffe, secrétaire du club irlandais nouvellement admis, il a exprimé son désir de recueillir suffisamment d’informations et encore davantage d’ailes pour avoir une vision générale de la population de bécasses nichant et hivernant en Irlande. Il semble que les bécassiers irlandais consacrent en moyenne moins de temps à la chasse de la bécasse que les bécassiers suisse, mais ils récolteraient, sur l’ensemble de la saison, bien plus d’oiseaux que ces derniers !
Ph.L.
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