Premières impressions de la saison 2006
Comme d’habitude les rares bécassiers qui ont
recherché des oiseaux durant les premiers jours d’octobre n’ont guère eu
de succès ; tout au plus quelques indices et des arrêts « à vide », ont
pu présumer de la présence discrète d’une ou deux bécasses. Dès le 13
octobre, les premières migratrices apparaissent dans les hauts du Jura
neuchâtelois ; très méfiantes elles se laissent difficilement arrêter.
Ce sont surtout des adultes que les chiens ont toutes les peines du
monde à bloquer.
A partir du 20 octobre, les bécasses sont bien
présentes dans le Jura vaudois et ceci jusqu’à la fin du mois de
novembre qui se révèle le plus chaud depuis plus d’un siècle.
Dans le canton de Fribourg, les bécasses sont aussi
bien là dans les zones montagneuses situées à plus de mille mètres.
Nos amis savoyards bénéficient également de la
présence de ces oiseaux en altitude, tandis que leurs concitoyens du
Centre et des côtes de l’Atlantique se plaignent de ne rien voir venir et qualifient de très mauvais ce début de saison. Heureusement
que, finalement, les bécasses sont arrivées en Bretagne durant les tout
derniers jours de novembre.
Il faut convenir qu’en Romandie, à basse altitude,
ce mois de novembre n’a guère été très favorable. Malgré un léger
refroidissement au début du mois et deux jours de bise, les bécasses
deviennent rares dans les régions habituellement fréquentées. Les bois
de plaine demeurent désespérément vides dans la région lémanique.
Quelques oiseaux sont cependant signalés dans les
forêts fribourgeoises du Plateau. Ces bécasses sont particulièrement
discrètes et légères, leurs remises sont difficiles à trouver.
La température se radoucit à nouveau bien qu’un
court intervalle neigeux le 12 semble vouloir interrompre cette longue
période d’extraordinaire clémence. Les 20 et 22, la neige tombe jusqu’à
900 mètres d’altitude ; ce changement de temps apporte enfin quelques
oiseaux dans les côtes du Jura. Alors que l’on pouvait penser que le
début de l’hiver était arrivé, le foehn fait remonter les températures
dès le 25, jusqu’à 20 degrés dans le Valais et cette douceur subsiste
jusqu’à la fin du mois. Le temps instable et venteux de la première
semaine de décembre nous aura peut-être apporté quelques ultimes
migratrices.
Bien sûr, ces quelques considérations devront être
nuancées ou corrigées après l’analyse des feuilles d’observations qui ne
seront fournies qu’à fin décembre.
En résumé, la saison semble avoir été bonne pour
les quelques bécassiers qui ont pu profiter essentiellement en altitude
de la dernière décade d’octobre et des premiers jours de novembre. En
revanche, pour les autres chasseurs de bécasses, cette année ne laissera
pas un souvenir extraordinaire.
Ph.L.
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